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Les femmes de l’air – Virginia

« N’ayez jamais l’impression de devoir compromettre vos rêves et vos aspirations. »

Virginia Svillans a été mise en contact avec l’aviation alors qu’elle était encore très jeune. Issue d’une famille d’immigrants, elle retournait souvent en Europe pour visiter sa famille et ses amis alors qu’elle était enfant. « Je me souviens que je demandais constamment de voir le poste de pilotage, toutes les fois où je prenais l’avion. J’étais fascinée par le contraste entre la cabine très sombre où les passagers sont assis et le poste de pilotage très lumineux où les pilotes se trouvaient », explique Virginia.

Tout au long de sa vie, il n’a jamais été question de savoir si Virginia deviendrait pilote, mais plutôt de savoir quand elle le deviendrait. Comme elle avait une famille qui la soutenait et qui l’encourageait à la moindre occasion, elle n’a pas mis longtemps à réaliser son but dans la vie. En février 2002, Virginia a commencé sa formation de pilote. En 2005, elle était pilote professionnelle et en 2013, elle est devenue pilote chez WestJet.

Nous avons pris quelques instants pour nous entretenir avec Virginia et lui poser quelques questions au sujet de sa carrière, des changements qu’elle aimerait voir dans l’industrie et du conseil qu’elle donnerait aux femmes aspirant à devenir pilotes.
collage des photos de Virginia

Dans quelle mesure vous êtes-vous sentie appuyée dans votre carrière?

En grandissant, j’avais une famille qui me soutenait dans la réalisation de chacun des buts que je me fixais. Depuis que j’ai joint WestJet, je me suis toujours sentie encouragée à choisir des postes à l’extérieur du poste de pilotage, diversifiant ainsi mes compétences.

Toutefois, lorsque j’étudiais à l’école de pilotage, nous n’étions que quatre femmes dans mes cours à l’université. Pendant que je pilotais au sein de cet environnement, je n’ai jamais vraiment remarqué un déséquilibre flagrant des genres étant donné que je n’avais pas connu autre chose. C’est lorsque je suis tombée enceinte de mon premier enfant que je me suis sentie touchée par le manque de présence féminine dans l’industrie.

À 30 semaines de grossesse, on ne peut plus voler en tant que pilote, laissant un intervalle de temps avant que le congé de maternité commence. À ce moment, je travaillais pour une ligne aérienne commerciale qui était en place depuis les années 1980. On m’a informée que j’allais être la première pilote de l’entreprise à prendre un congé de maternité. Par conséquent, les politiques et procédures adéquates n’étaient pas encore en place pour me soutenir entre le moment où je n’étais plus en mesure de voler et le moment où mon congé de maternité commencerait. Pour combler cet intervalle de temps, j’ai dû toucher des prestations d’assurance-emploi, ce qui a raccourci la durée de mon congé de maternité.

Dans la majorité des industries, lorsque vous revenez d’un congé de maternité, vous effectuez des journées de travail de huit heures, puis vous retournez à la maison à la fin de la journée pour vous occuper de votre famille. En tant que pilote, lorsque vous revenez, parfois vos quarts de travail nécessitent que vous soyez loin de votre famille pendant cinq jours au maximum. Cela a créé un conflit pour moi lorsque je pilotais, pour préserver un équilibre entre une carrière que j’aimais et le fait d’être une nouvelle maman. J’aimerais qu’il y ait davantage de soutien pour les hommes et les femmes qui prennent un congé de paternité ou de maternité et pour ceux qui en reviennent.

Quels changements aimeriez-vous voir dans l’industrie de l’aviation?

Si je pouvais instaurer une équipe de pilotes ayant une représentation équitable des genres en un claquement de doigts, il y aurait tout de même des défis. Nous devons travailler à bâtir le soutien et les fondements adéquats pour que davantage de femmes voient ce choix de carrière comme étant accessible et viable.

Habituellement, lorsque je dis aux gens que je suis pilote et que j’ai deux enfants, on me demande tout de suite « qui surveille vos enfants? » Je me demande souvent si mes collègues masculins se font poser la même question. Il y a une certaine stigmatisation associée aux femmes pilotes et cela doit changer.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes filles et aux femmes qui ont de l’intérêt envers l’industrie?

N’ayez jamais l’impression de devoir compromettre vos rêves et vos aspirations. Si vous visez une carrière, concrétisez votre rêve. Si vous désirez avoir une famille, vous pouvez en avoir une. Et si vous souhaitez avoir les deux, c’est aussi possible. Les femmes ont été façonnées pour se sentir comme si elles devaient choisir entre avoir une famille ou une carrière prospère. Même si cela apporte son lot de défis, ma famille se porte bien et je sais que je suis un excellent modèle pour mon fils et ma fille.